25 déc. 2008
Ode à serge Dassault
Ode à Serge Dassault
Je me réveille aujourd'hui en pensant à toi, Serge...
Tu dois être quelque part
Entrain de manger du chocolat qui coute très cher
Dans un chateau
Un ectoplasme
Un songe étrange
Né de l'effroyable usine de Buckenwald
De la victoire du progrès sur l'esprit
Né de X
Ton père Bloch avait de l'honneur
Mais toi, depuis longtemps tu l'as perdu
Dans la corruption
Et la décadence de la démocratie bourgeoise
Tu rampes dans une décharge à ordures
Une grande forêt de vices
Où l'âme froide de tes ouvriers ressemble à du métal
Leurs gueules de phallus de mort
Avalent ton sceptre
Tes excréments en miettes
Dans une assiette
Où s'affale la raison du néant
Le verbiage incessant de l'image, de l'écrit, de la loi
Combien tu as du souffrir
Combien tu veux ne pas mourir
En ayant donné à la fange toute ta sollicitude
Mais la grande loi de l'entreprise du monde t'emportera
De la misérable vie
Des rentiers, des industries, de l'usure
Vers la gueule des phallus de mort
Regarde dans la forêt, Serge,
Celle qui entoure ton palais,
Une araignée tisse une toile
Qui relie l'économie des hommes à l'énergie toute puissance du cercle de verdure
Au rayon du soleil
A la grande dépense du souffle
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