L'INGRAT, le blog aimable

revue cyber-menstruelle

16 févr. 2008

Salo ou les cents vingt journées de Sodome film de Pier Paolo Pasolini

22217231_p                                         La première fois que j'ai vu les cents vingts journées, ce film m'a fait un tel effet, que les trois jours suivant je n'ai parlé à personne. Le dernier film de Pasolini, ode au génie sadien et au nihilisme, semble prophétiser la fin de son créateur. Après ce film, on retrouvera le corps de Pasolini, torturé dans une casse de voiture. Les Cents vingt journées marquent l'entrée du cinéma dans la vraie vie. Au bout du n'importe quoi, du n'importe comment, et du n'importe ou, il ne reste que cela, la figure affreuse des quatre dépravés du marquis de Sade, jouissant sur le destin de l'instinct de mort dans un râle absurde. Jouir jusqu'à crever, la lenteur implacable du film, où la voix d'Hitler sert de musique et où la merde sert de nourriture au banquet des noces sodomites, semble accompagner la dissertation détestable de la philosophie de la nuit. Salo éclaire le charnier dans lequel l'humanité se vautre depuis sa naissance, et tout à coup, surgissant de la voix d'une vieille maquerelle, la figure de l'affreuse mère nature nous rappelle à notre véritable racine abyssale, l'Autre n'existe pas.

Combien de liberté il faut pour oser dire cela, et au bout du grand n'importe quoi, combien cette inversion des valeurs et cette ironie du désespoir rachète notre néant.

Dr.Faustroll      

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17 févr. 2008

poème-ruine

Oh j’ suis mauvais, ouais j’ suis mauvais mon gars…

Tellement mauvais je m’étais mis dans de ces trips…

Oh j’ me mettais dans de ces états….

Les gens disaient : pourquoi t’es agressif, comme ça mon gars…

Les gens disaient : c’est un pédé, le problème est déjà réglé…

Les gens disaient : il est gentil…

Je faisais dire à mes potes : t’aurais pas du partir…

J’aimais pas les conflits, j’étais un vrai pète sec une merde

avec tout le monde…

Et une crevure avec les filles…

J’étais tout faux… une merde…

J’ voulais même pas aller bosser…

Les gens disaient: il a failli me faire peur ce trou du cul

avec sa tronche de cul…

Parce que… parce que vois tu je me racontais des blagues…

Et quand tu fais ça les gens le voient…

Et ils disent : j’ai jamais vu ça…

J’en ai bouffé des vannes…

J’ai raconté des kilotonnes de vannes à eux mes ramp’s…

Eux y ont dit : tu devrais faire artiste, tu sais…

Mais ma grand-mère : vous voyez pas qu’il est mauvais?

De toute façon les artistes je les vois cons comme pas…

Avec leurs sales idées…

Personnalisme sujet objet caca…

Mais pas plus que les hommes politiques…

Je me sentais l’âme d’un artiste ou d’un politicien…

Enfin deux minutes…

Pasque malgré les apparences j’aime pas trop déblatérer…

Mais j’ suis mauvais, salement mauvais mon gars…

Si mauvais qu’ j’ai viré ingrat…

                                                                                                      Karl Boro

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Voyages au coeur du maelstrom, fragments d'un rêve éveillé

dessin_du_Dr_FaustrolUn char tiré par un crocodile

Une ville faite des os d'un géant

Un mort vivant aux yeux de dormeur escorte le trône vide de Dieu

Une église dans un corps de femme

Une cathédrale au plus profond du soleil

Un temple fait dans la chair d'une baleine boréale

Un jeune berger surveillant un troupeau dans les prairies de l'autre monde 

Un pain fait dans l'âme d'une vierge de feu

Une ville envahie par des millions de singes cruels

Une voiture dont les sièges sont faits de chair, de vaisseaux et de nerfs

Un tombeau tiré par quatre épingles

                                                                               Dr Faustroll

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23 févr. 2008

Une jeune fille et la mort au musé des Augustin à Toulouse

22479862_pMarguerite de conflans avec une capuche...Elle ressemble à une sévillane...

Ce n'est pas la Margurite à la capuche mais une autre, plus intime, qui porte un livre étrange, écarlate, entre ses mains. Ce tableau se trouve près d’un Lautrec, une femme dessinée d’un trait blanc, qui semble mourir lorsqu’elle frise sa chevelure. La demoiselle de Manet tient un livre fait de chair entre ses mains, immobile, l’art consommé du visage est digne de Vélasquez, il semble offrir un repos méditatif à la consommation morbide du tableau. Un étrange spectre vert pénètre la tendre clarté de l’observation qu’il lui porte, Manet est un miroir qui signe son absence dans le trait. Pourtant, la réalité s’arrête ici, car la figure de la demoiselle de Conflans meurt dans l’angle,  et lorsque vous vous approchez de sa chair mystérieuse, l’autre monde jaillit sans aucune occurrence ni respect pour l’histoire de l’art.

Elle est seule avec une confiance qui vous arrache à ce monde, son reflet s’absout et on ne sait plus très bien si nous sommes encore vivant ou mort. Ce qui est sûr, c’est que le reflet délétère, la fantasmagorie continue encore après…

Tout au long de votre vie d’écume.

Quel sexe mystérieux a-t-elle entrouvert entre ses mains ?    

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05 mai 2008

Tête de crabe...

Si vous croisez ce type, ouais le gros, là, celui qui fait les poches, deux options s'offrent à vous : soit vous lui défoncez directement sa gueulle de cafard, de maradonne mytho, de dresseur de mutants insectes. Avec un peu de chance il fouillera alors fébrilement dans sa mémoire de pachyderme, à la recherche d'une embrouille qui vous concerne, et ce faisant vous aurez tout le loisir de lui en alongez deux trois. Soit, si vous êtes un peu tapette, transmettez au comité exécutif de l'Ingrat sa position exacte. Après un vote à mais levées, l'écrivain le plus nerveux du journal sera désigné pour aller faire le sâle boulot... Comment!?... Vous êtes pas une balance?... Ayez pas tant de scrupules, citoyen!... C'est une mesure de salut public... Ah ça ira, ça ira... D'ailleurs ce type me doit trois sacs et je suis pret à refiler 10% à l'aimable délateur qui m'aidera à me veng... qui m'assistera dans ma légitime démarche de justice. Blog aimable, blog aimable, deux minutes, merde...

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08 mai 2008

Madame rêve....

Des champs bondissants par-dessus les haies
De l'écume des pâquerettes rejetée au bord des fossés
Des vertèbres du vent dans les blés
Des branches essuyant leurs oiseaux dans l'azur
Des chemins d'eau faisant la course avec les chemins de terre
Des feuilles appuyant le sous-bois de la pesanteur du silence
Et qui battent les feuilles sont le coeur de la forêt
Et les oiseaux sont ses bras qui embrassent le ciel
D'une lumière qui mousse dans l'herbe
Allumant des insectes métalliques
Et d'autres choses plus inaccessibles encore
Faut pas rêver.

Tony Truand

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10 mai 2008

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free music

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11 mai 2008

Interview de L'AIR DE RIEN

Interview de L’AIR DE RIEN : groupe de chansons cuivrées à textes engagés.

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Sont ici présents pour répondre à nos questions: Thomas (guitare, chant, textes),

Pierre (clarinette, clarinette basse, choeurs) et  di Biducci (trombone, sousasophone)   

Pouvez-vous nous rappeler tout le parcours accompli par le groupe, depuis sa naissance, avec les différentes formations qui l'ont composées ?

THOMAS: « En fait,  en août 2002 c'était un trio composé de Félipe à la trompette, Romain au trombone ainsi que moi-même à la guitare et au chant. On a fait un enregistrement CD puis quelques concerts. Ensuite on a intégré Pierre (clarinette), Jean-mi (basse) avec qui, Felipe et moi jouions dans un autre groupe Whalala, et Antoine (guitare). Nous avons ensuite rencontré Xav, notre batteur. On s'est donc retrouvé  à sept avec l'idée d'avoir une formule élastique à géométrie variable, c'est-à-dire que l'on pouvait très bien se retrouver sur scène avec trois musiciens ou quatre, cinq, six... par concert. »

PIERRE: « Puis Antoine nous a quittés pour se concentrer sur son groupe VRACK; on les recommande, c'est des copains. A partir du moment où on était six, on a enchaîné des concerts en faisant la tournée des bars de la région et des premières parties, notamment pour les WAMPAS...Grâce à l'argent collecté, on a pu enregistrer un premier album au studio Solstice.

THOMAS: « Lequel était complètement autoproduit. Il complétait les enregistrements réalisés à trois. On a pu le produire à 500 exemplaires qui se sont tous vendus, et dont l'un est tombé entre les mains du Tactikollectif. Ils nous ont proposé de nous coproduire, de réenregistrer des morceaux ainsi que d’en rajouter des  nouveaux, et d'assurer une vraie distribution de l'album en magasin. Suite à cela, on a sorti « Sans Commentaires », le premier album officiel du groupe même s'il y avait tout cela avant. Avec le Tactikollectif, on a sorti 2000 exemplaires de « Sans Commentaires » et l'album a été vite épuisé dès 2004. Cette première sortie de l'album est également très importante puisqu’elle marque l'arrivée de François di Biducci (« aka bidouche ») au trombone. La métamorphose...avec toute une philosophie, une expérience, une certaine maturité...

DI BIDUCCI: « Tu veux des précisions... »

PIERRE: « A la rentrée 2003-2004, Romain, le tromboniste est parti étudier à Paris, aux Arts Déco. Il est resté notre illustrateur mais il a bien fallu le remplacer le bougre. Et, un dimanche matin, à Saint-Aubin, alors que nous faisions la promo pour le concert du soir, retentit de loin une fanfare THOMAS: «... Dans un costume blanc à paillettes se dressait un tromboniste, il était blond, il était beau, il sentait bon... »

PIERRE: « Je me suis dit « bon sang! Mais c’est  bien sûr! »

DI BIDUCCI: « Non, c'est di Biducci ! »

PIERRE: « Il a commencé à jouer avec nous pour enregistrer le morceau « on verra » dans l'album « Sans Commentaires »; ça voulait tout dire...(rires) C'était la période d'essai avant le CDI. Grâce au Tactikollectif, nous avons fait de gros et somptueux concerts avec GORAN BREGOVIC, KUSTURICA, TARMAC, LES OGRES DE BARBACKS, DEBOUT SUR LE ZINC...etc. L'une de nos plus grosses scènes fut notre participation à la fête de l'Humanité à Paris. »

THOMAS: « Quand le Tactikollectif a arrêté de faire la distribution de l'album, ils ont vendu leur catalogue à Mosaic, lesquels ont ressorti « Sans Commentaires » en assurant alors une véritable distribution nationale et non plus cantonnée au sud de la france. Avec les concerts dont parlait Pierre, vinrent les premières prises en 2005 de « Luttopie ». Il s'agit de notre second album, qui est sorti en novembre 2006, toujours co-produit par le tactikollectif et distribué par Mosaic. Par la suite, Nous avons dû nous séparer de notre trompettiste, lequel est actuellement remplacé au sein de groupe par Nicolas Algances. »

Quelles sont vos influences musicales ?

THOMAS: « Chacun a des univers complètement différents et ses particularités, même si nous avons des trucs en commun.

PIERRE: « Il y a des influences communes... Prends un morceau comme « La vie est un cirque »... Led Zeppelin... (Débat interne entre Thomas et Pierre sur l'influence de Led Zeppelin dans L'AIR DE RIEN)

THOMAS: « Ce que l'on ne peut nier, c'est que ce que l'on fait ressemble à plein de choses. Les gens nous disent que cela ressemble aux OGRES DE BARBACK, aux HURLEMENTS DE LEO, aux TETES RAIDES... »

PIERRE: « Ouais, mais pas du tout... Je les respecte mais jamais je ne repiquerais sur eux...Enfin, il y a aussi Noir Désir et le Free jazz que nous aimons tous dans L'AIR DE RIEN. »

THOMAS: « Dans l'AIR DE RIEN, ce qui est mis le plus en avant, c'est le côté festif, cuivré et chanté. Pour ma part, dans l’écriture des textes, Boris Vian et Georges Brassens sont aussi des influences majeures.

PIERRE: « Gainsbourg... »

THOMAS: « Personnellement, ce sont les TETES RAIDES qui m'ont données envie de faire de la chanson cuivrée. »

DI BIDUCCI: « Je vais me faire un tatouage d'Elvis, vous m'aimerez autant les gars (rires)? »

THOMAS: « On n'essaie pas de ressembler à tel groupe déjà existant. »

PIERRE: « C'est vrai que chacun rapproche L'AIR DE RIEN de ce qu'il connaît. »

DI BIDUCCI: «  Il y a un côté baroque... »

Comment jugez-vous votre dernier album luttopie , sorti le 4 novembre 2006, à l’aune de son prédécesseur  Sans commentaires ?

DI BIDUCCI : « Tu vois la fraise, elle est verte puis elle passe au rouge (rires) ! »

THOMAS : « L’album est plus accompli car nous avons plus d’expérience. Il est bien, il faut l’acheter, il est plus abouti que « Sans Commentaires »…image 

Lorsqu’ on regarde les pochettes de vos albums (magnifiquement illustrées par Romain, l’ancien tromboniste), on pourrait y déceler une certaine continuité à travers le protagoniste principal ; depuis le citoyen lambda, bâillonné par la multitude de la foule anonyme, puis hébété au devant d’un cordon de policiers, moustachus, atterrés et inquiétants, avant de finir raide mort, décapité, son nez de clown juchant sur le sol…Cette métaphore d’une quête tragi-comique signifie t-elle que « Luttopie » se finit à la morgue, en raison de l’abrutissement médiatique des masses, face à l’inconsistance, la démagogie voire la dangerosité de certains discours politiques en vogue ?

THOMAS : « Luttopie et la mort sont liées ; mêmes les pochettes sont liées dans leur sens. Dans « Sans  Commentaires », le mec avec le cordon de flics, tel que tu viens de le décrire,  c’est   le mec qui sort des élections de  2002, avec Le Pen et Chirac au second tour, l’insécurité, et toute cette ambiance-là. C’est pourquoi, avant les élections de 2007, on est un utopiste même s’il y a toujours cette omniprésence policière et sécuritaire, avec 52% de gens qui votent à droite. Plus personnellement, entre les deux, il y a la mort de mon grand père, espagnol, ancien résistant communiste. C’est en quelque sorte l’enterrement de l’utopie et de mon grand père tel que je l’aurais voulu. Tous les gens qui se sont battus pour des idéaux et qui y ont cru jusqu’à la mort ; c’est ça qui est beau dans une vie ! Dans « Luttopie », il y a cette phrase célèbre du Che Guevara : « Soyez réaliste, exigez l’impossible ! »

PIERRE : « C’est le terme « Luttopie »... Les gens, on leur dit n’importe quoi… »

En dehors de vos thèmes de prédilections politiques et contestataires, vous avez abordé d’autres sujets tel que l’amour ou même la mort…

THOMAS : « L’amour, c’est l’exception qui confirme la règle ! C’est un gag ! Même la mort !     « Luttopie » et la mort sont liées. Quand je crèverai, j’espère que vous jouerez pour moi. C’est sincère, je le dis à tous ceux du groupe et bien sûr même à Felipe.

DI BIDUCCI : « Tu vas spéculer sur la mort Pierre (rires) ? »

Pourquoi est-ce si difficile à l’heure, actuelle  de pouvoir vivre de son art ; surtout lorsqu’ on ne s’appelle pas Johnny ou qu’on ne sort pas de la Star-Ac?

THOMAS : « Car il y a 300 000 groupes, des grosses majors…»

PIERRE : « Les grosses majors qui font de la grande distribution ne veulent pas prendre de risque avec nous. »

THOMAS : « Tous les gros labels veulent faire du fric, donc ils prennent un groupe de chaque style : un groupe de reggae, un de punk…etc. Et, quand ils ont eu la référence, ils ne prennent rien d’alternatif. Nous, nous avons une exigence par rapport au texte ; on ne ressort pas les mêmes ficelles avec un refrain ficelle qui te martèle les mêmes mots et les mêmes phrases. »

PIERRE : « L’autre problèmes c’est les concerts, et les salles de concert qui sont dans la même optique. »

THOMAS : « Maintenant, elles ont moins de subventions, et il y a pleins d’associations qui faisaient des trucs bien et qui se retrouvent emmerdées soit par manque de subvention, ou soit parce que les flics les emmerdent pour la moindre broutille, ou soit, tout simplement, parce que les gens ne les acceptent pas dans les petits bleds. Du jour au lendemain, on leur a tout coupé : c’est une des conséquences des cinq ans de Chiraquisme.

PIERRE : « Et on voudrait tous avoir de quoi  vivre, être cachetonné… »

Comment vous situez-vous par rapport à la scène musicale toulousaine ?

PIERRE : « Dans la scène toulousaine, il y a des groupes avec lesquels on accroche, et d’autre   moins. On a des collaborations comme avec Les MALPOLIS par exemple. »

THOMAS : « On a des connexions avec toute la bande du TACTIKOLLECTIF, LE BRUIT QUI COURT, LES TISANNES SAUVAGES, VRACK…etc. »

PIERRE : « Toulouse est riche sur le plan musical pour une ville de province. Il y a une Ecole de Musique qui produit environ une vingtaine de musiciens…Il y a plein de monde, des groupes de jazz géniaux comme PUCCINELLA…On se connaît un peu tous et des affinités se créent. »

En dehors de L’AIR DE RIEN, avez-vous chacun des projets musicaux parallèles ?

THOMAS : « Il y a plein de projets parallèles. »

PIERRE : « Thomas a son projet solo, mais il est pas seul sur scène puisqu’il y a Kiff de LA VARDA et des CROQUANTS, et avec parfois en guests stars Bidouch (= Di Biducci) et moi ou d’autres zicos. Le projet d’en faire un album est prévu pour septembre-octobre 2007 et sera coproduit par le TACTIKOLLECTIF. »

THOMAS : « C’est en lien avec L’AIR DE RIEN, la logique émane du décès de mon grand-père puisqu’il s’agit de chants révolutionnaires. Cela s’appelle : EL COMUNERO. » PIERRE : « J’ai un groupe de jazz,  LE SYNDROME DE STOCKHOLM , et on va jouer au Mandala. »

THOMAS (s’adressant à Pierre d’un air complice) : « Si tu cites tous les groupes dans lesquels tu joues, Non mais là, tu vas y mettre trois plombes (rires)... »

PIERRE : « On fait du free jazz rock. »

THOMAS : « Moi j’ai également un groupe de Hardcore mais on ne fait pas de concert pour l’instant. »

PIERRE : « Jean-Mi (bassiste de LAIR DE RIEN) a son groupe MOSHIN, dont on peut voir des infos sur notre site de L’AIR DE RIEN. Ils ne font pas de concert mais des albums. Xavier, notre batteur, a son groupe de percussions déambulatoires en Charentes : LES PERCUTAPPEURS. Nico, le trompettiste, joue dans pas mal de groupes, notamment avec tous ceux que nous n’avons pas mentionné (rires). »

DI BIDUCCI : « J’ai un projet avec Bruce, le chanteur anglais qui a joué avec Patrick qui fait d’ailleurs parti de ce projet, Felipe et pas mal de monde. Dès qu’il y a des sous, on joue. »

Enfin, pour terminer sur une note d’humour désespérant, quel est selon vous le bide musical du moment ?

THOMAS : « Le bide musical…Attends… euh… »

DI BIDUCCI : « Moi j’ai vu Passe-partout chanter à la TV. Le bide musical, c’est aussi Clara  Morgane qui fait un album. »

THOMAS : « Ouais, mais elle a raison, elle est connue  et vendra beaucoup plus de CD que nous. »

PIERRE : « On peut évacuer toute la grosse daube. »

THOMAS : « Pour nous, cela reste Vincent Delherme. »

DI BIDUCCI : « Non, c’est Doc Gyneco ! »

THOMAS : « Tu as raison Bidouche »

PIERRE : « C’est Bernie Bonvoisin qui soutient François Bayrou. »

THOMAS : « La chanson de campagne de François Bayrou, Les Musclés…Il y en a trop, c’est pas possible ! (rires). »

                                                                                                                            

Un grand MERCI à eux, pour leur accueil chaleureux, leur sincérité, leur authenticité musicale…etc. Il nous reste plus qu’à convier le lecteur à parcourir leur site (www.lairderien.info ) d’où provient, avec leur aimable autorisation, les illustrations, photos, ou graphiques ornant ces pages. En espérant chaleureusement vous voir nombreux à leurs concerts !

Niko Kain

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19 mai 2008

Lever de soleil

Le coeur bercé d'houleuses espérances
Juste un frémissement ride le silence
Un pollen d'or danse sur l'eau
Dans les yeux allume des libellules
Infuse le lac d'aube
Le ciel tremble d'un sourire papillon
L'Âme s'étire dans la vaste lumière
L'or et l'argent sont des couleurs
Serpent d'argent s'émeut sous l'épi de l'or
Un rire passe sous les feuilles
Quelque chose monte. Ce qui monte, c'est la joie
Couronnée de chants d'oiseaux

TITRE: Le feu, ça mouille.

Tony Truand

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23 mai 2008

En attendant "Méroé"

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